Le PLAN de GESTION

 

 

 

Rubriques disponibles :

Le contexte du plan de gestion du Syndicat de Basse Loire Nord

L'équipe en charge du plan de gestion

La mise en place du plan de gestion : objectifs, partenariat, financement, méthodologie

Le descriptif des études

 

Documentation :

- Lancement du plan de gestion : Communiqué de presse 1, communiqué de presse 2

- Le projet de compte-rendu du Comité de Pilotage du 27 septembre 2011

- Le détail des Unités de Gestion : UG1, UG2, UG3, UG4&5

- Le Tableau de Bord

 

CONTEXTE

 

Le SICGEBLN et son territoire

Le Syndicat Intercommunal de Chasse au Gibier d’Eau de la Basse Loire Nord (SICGEBLN) a été créé en 1959 par les responsables de plusieurs sociétés de chasse afin d’éviter une privatisation du site et un morcellement du territoire dans l’intérêt général de tous les chasseurs au gibier d’eau. Le syndicat est le regroupement d’associations de chasse de 9 communes ligériennes du nord de la Loire : Saint Herblain, Indre, Couëron, Saint Etienne de Montluc, Cordemais, Bouée, Lavau sur Loire, La Chapelle Launay et Donges. Il comprend environ 500 adhérents qui renouvellent chaque année leurs adhésions. Le SICGEBLN est agréé au titre de la protection de la nature et a notamment pour objectif l’aménagement, l’entretien et la préservation des territoires de chasse dont il assure la gestion.
De nombreuses réserves de chasse et de faune sauvage ont été instituées sur demande du SICGEBLN. Elles ont été réparties de façon homogène sur le site de l’estuaire de la Loire. Leur gestion est assurée en partenariat avec la Fédération Départementale des Chasseurs de Loire-Atlantique et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Récemment, le SICGEBLN s’est vu confier la gestion cynégétique des territoires du Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres via une convention de gestion. Avec l’accord du conservatoire, le SICGEBLN procède également à des opérations ponctuelles d’entretien sur ses territoires.
Enfin, devant la déprise agricole et le risque de voir s’implanter sur son territoire des chasseurs privés non respectueux des règles de gestion cynégétique établies par le SICGEBLN, celui-ci a acquis près de 200 ha.
Sur le plan scientifique, le territoire du syndicat relève tout ou partie de l’inventaire ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) avec de très nombreuses ZNIEFF de type 1 ou de type 2. Il relève également de l’inventaire des ZICO (Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux).
L’estuaire de la Loire constitue une zone exceptionnelle pour l’avifaune en période de migration, d’hivernage et de reproduction du fait de son appartenance à un réseau de zones humides constitué du lac de Grand-Lieu, de la Brière et de la Baie de Bourgneuf. Le SICGEBLN contribue aux études menées par les différents acteurs concernés en effectuant des comptages réguliers sur les territoires dont il a la gestion (notamment la réserve des Baracons). Les inventaires ornithologiques conduits récemment par la station biologique Audubon en aval de Nantes tiennent compte de ces données produites. Ils ont permis de recenser la présence de 155 espèces sur les espaces ligériens de la communauté urbaine de Nantes.
Au plan règlementaire, la zone d’étude est notamment, pour partie, un site classé. Elle comprend cinq réserves de chasse et de faune sauvage, dont une (la réserve des Baracons) est directement gérée par le SICGEBLN. Elle est intégrée au SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) de l’estuaire de la Loire. La totalité du territoire du SICGEBLN est intégrée dans le périmètre Natura 2000 de l’estuaire de la Loire.

 

Une activité de chasse très pratiquée, fortement règlementée et accompagnée de dispositifs visant à limiter les prélèvements journaliers, créer et entretenir des zones de réserves de chasse

L’activité cynégétique, particulièrement la chasse aux oiseaux migrateurs, passionne de très nombreux ligériens. L’association compte près de 500 adhérents. C’est une chasse populaire ouverte à tous les chasseurs du département. Elle est accessible avec un budget limité. Les chasseurs ont donc toujours été relativement nombreux et le SICGEBLN a, depuis son origine, souhaité organiser cette pratique dans le respect des équilibres naturels et dans une certaine éthique de chasse. Des dates de chasse et des règles tenant à la pratique de la chasse encadrent strictement cette activité, comme partout en France.
Le SICGEBLN a également mis en place avec l’administration un dispositif visant à limiter les prélèvements journaliers des chasseurs (Prélèvement Maximal Autorisé), démarche qui reste exceptionnelle pour des oiseaux migrateurs en France. Il s’est également fortement investi dans la création et la gestion des réserves de chasse et de faune sauvage afin d’assurer des zones de repos non chassées aux oiseaux migrateurs.
Ces zones refuges nécessitent un entretien très régulier notamment du fait de leur recouvrement total ou partiel durant les grandes marées car, comme partout ailleurs dans l’estuaire de la Loire, du fait de la remontée du bouchon vaseux, elles subissent des comblements qui réduisent considérablement leur intérêt pour l’avifaune. Des travaux de lutte contre l’envasement sont donc continuellement nécessaires pour garantir leur fonctionnalité avec un rôle effectif durant les différentes périodes de l’année, notamment en hivernage et en nidification.
Le SICGEBLN assure la maîtrise d’ouvrage de tous ces travaux de restauration. Ainsi, en 20 ans, plus de 200 000 € de travaux ont été engagés avec les partenaires du SICGEBLN (sans compter les heures de travail des bénévoles).
Aujourd’hui, dans le contexte de la création de la zone Natura 2000, de l’application plus précise de la loi sur l’Eau et de la mise en place de nouveaux instruments de préservation (projet de réserve naturelle), le SICGEBLN souhaite dresser un plan de gestion pluriannuel concernant les territoires dont il a la gestion.

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L'équipe
Le SICGEBLN fonctionne uniquement grâce à une poignée de bénévoles qui y consacrent une bonne partie de leur temps libre. Malheureusement, pour mener à bien un tel projet, la bonne volonté ne suffit plus et le conseil d'administration de la Basse Loire Nord a décidé de confier la conduite du plan de gestion à une cellule composée de responsables du bureau et renforcée de compétences extérieures à l'association.

Font ainsi partie de la cellule en charge du plan de gestion :

M. Denis DABO, en charge des questions environnementales au sein de l'association est Responsable du Plan de Gestion

M. Eric GUEDES, secrétaire de l'association.

Mlle Elodie BLANDIN, employée au titre d'un Service Civique Environnement, est chargée de la coordination du plan de gestion et de la cartographie.

M. Gilles DUPERRON, Société Natura Management et Conseil, est chargé de l'animation du projet et du conseil technique et juridique.

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L’élaboration d’un plan de gestion pluriannuel en partenariat avec les acteurs investis dans la gestion durable des milieux naturels de l’estuaire de la Loire

Problématiques et objectifs poursuivis
Le SICGEBLN se trouve dans la nécessité aujourd’hui de conduire une nouvelle campagne de travaux d’entretien et de restauration afin notamment de restaurer la fonctionnalité écologique de nombreuses micro zones humides (dépressions, cuvettes naturelles, étiers…). Un soutien lui a été accordé en ce sens par le Conseil Général de Loire Atlantique.
Ces travaux nécessitent de nouvelles études scientifiques et techniques afin de répondre aux exigences de la règlementation « Eau », notamment une connaissance plus précise de l’impact des travaux à engager. Mais à cette occasion, le SICGEBLN portera une réflexion plus globale sur la gestion de cette vaste zone humide. Devant la récurrence des phénomènes d’envasement de son territoire, le SICGEBLN souhaite dresser un bilan des travaux passés et mieux définir et planifier les travaux qui seraient à mener à l’avenir. Outre les pièces d’eau, sa réflexion porte sur des travaux à réaliser sur certains étiers et certains travaux touchant à la gestion hydraulique de tout le réseau tertiaire.
Dans le contexte règlementaire actuel (Natura 2000, Plan Loire Grandeur Nature, création de réserve…), le SICGEBLN a besoin de mieux coordonner ses actions avec les outils règlementaires et techniques mis en place, dont le SAGE, le DOCOB (Document d’objectifs Natura 2000), le CRE (Contrat Restauration Entretien), etc. La rédaction d’un plan de gestion permettra de préciser les complémentarités et les actions que peut lancer le syndicat en cohérence avec les autres instruments de planification.
Ainsi, le SICGEBLN contribuera d’une façon plus efficace aux débats actuels sur l’avenir de l’estuaire de la Loire en apportant des données scientifiques à ce jour peu accessibles sur les espèces et habitats qu’il gère.

 

Partenariats mis en œuvre
Le SICGEBLN a, sous l’impulsion de son Président, Monsieur Gilles BRIEY, développé depuis de très nombreuses années un partenariat étroit et positif avec tous les acteurs impliqués dans la préservation des zones naturelles de l’estuaire de la Loire. Il s’agit donc d’associer tous ces partenaires et acteurs locaux à la réflexion conduisant à la rédaction de ce plan de gestion : les communes et leurs syndicats intercommunaux, les autres collectivités territoriales dont le Conseil Régional et le Conseil Général, les administrations concernées et les établissements publics impliqués, les associations cynégétiques et celles représentant plus largement des intérêts environnementalistes. Plusieurs acteurs ont également participé au premier comité de pilotage qui s’est tenu le 27 septembre 2011 à Saint Etienne de Montluc : le GIP Loire Estuaire, le Conservatoire du Littoral, la DREAL, l’agence de l’Eau Loire Bretagne et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Un second comité de pilotage est programmé pour le début du mois de mars 2012.

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Le financement
Le projet est estimé à envion 110 000€ TTC. Cette somme dépassant largement la capacité de financement en fonds propres du SICGEBLN, des demandes de subventions ont été réalisées :

- sous forme d'une réponse à un appel à projet lancé par le Conseil Régional des Pays de la Loire, qui a été sélectionné et a permis d'obtenir une participation de 40 000€.

- sous forme d'une demande d'un soutien de l’Union Européenne (par le biais du FEDER) qui a reçu un avis favorable et a permis d'obtenir une participation de 40 000€.

Le reste de la somme nécessaire, à savoir 30 000€, est apportée par le SICGEBLN en fonds propres, alimentés en quasi-totalité par les cotisations de ses adhérents.

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Méthodologie et avancement

La surface concernée par ce plan de gestion est considérable. Afin de faciliter la mise en œuvre, il a donc été décidé de diviser le territoire en unités de gestion, qui sont donc au nombre de 5 et représentées sur la carte ci-après.


Un appel à propositions a été lancé durant le mois d’octobre 2011 auprès de plusieurs bureaux d’étude susceptibles de mener les études suivantes :
            - suivi de l’avifaune,
            - suivi des odonates (agrions et libellules),
            - suivi des amphibiens et des reptiles,
            - étude socio-économique dans le cadre de laquelle les chasseurs du SICGEBLN seront invités à répondre à un questionnaire.

Parmi ceux qui ont répondu, le SICGEBLN a sélectionné le cabinet CALIDRIS pour l'ensemble de ces études. Ainsi les inventaires pourront débuter dès le printemps 2012.
En parallèle, Alain GROVEL, apportera son soutien et son expérience au SICGEBLN pour la mise en place du suivi des niveaux d’eau dans certains plans d’eau du territoire. Il sera épaulé par un géomètre.

 

Descriptrif des études

1. Etude socioéconomique

L’étude socioéconomique aura pour objectif de mieux connaitre les adhérents du SICGEBLN au travers de leur pratique de la chasse et de leur conception de la protection de l’environnement. Pour se faire, les adhérents du SICGEBLN seront invités à répondre à un questionnaire qui leur sera envoyé par mail ou par voie postale.

2. Suivi de l’avifaune

Le suivi de l’avifaune sera effectué suivant le protocole des IPA (Indices Ponctuels d’Abondance). Plusieurs points d’écoute seront distribués sur le territoire du SICGEBLN, répartis sur l’ensemble des unités de gestion. Deux campagnes d’écoute seront menées : il s’agira de se rendre sur chaque point d’écoute et d’y noter toutes les espèces contactées pendant une durée de 20 minutes. Cette technique permet de mettre en évidence une grande partie de l’avifaune, et notamment les espèces les moins communes.

En parallèle sera effectué un suivi du râle des genêts (Crex crex) : cette espèce est en danger d’extinction en France. Le chant que le mâle émet du crépuscule jusqu’à l’aube est très reconnaissable, les suivis du râle des genêts se font donc par des campagnes d’écoute. Selon les données de la LPO, le nombre de mâles chanteurs est estimé entre 495 et 551 individus pour toute la France. On trouve, sur les territoires du SICGEBLN, des habitats favorables à cette espèce : il est donc important de mettre en place un suivi pour cette espèce qui consistera en 2 campagnes de 2 nuits sur le terrain.

3. Suivi des amphibiens et des reptiles (herpétofaune)

Deux protocoles distincts seront appliqués pour le suivi de l’herpétofaune.

Pour les amphibiens, les campagnes de terrain se feront de nuit sur les aménagements du SICGEBLN. Après l’arrivée sur une mare, l’équipe devra rester 5 minutes dans le silence, temps nécessaire pour que les amphibiens retrouvent une activité de chant qualifiée de normale. On distinguera deux phases :
            - une phase d’écoute qui durera 5 minutes au cours de laquelle les espèces d’anoures (grenouilles, crapauds) seront identifiées d’après leur chant.
            - une phase d’échantillonnage à l’aide d’un filet troubleau qui durera 10 minutes. Pour ce faire, l’opérateur pourra entrer dans la mare. Toutes les espèces ainsi capturées seront placées dans des seaux et identifiées sur le terrain, pour être relâchées à l’issue de cet échantillonnage. Toute capture de poisson devra être notée. Cette seconde phase permettra de mettre en évidence la présence d’urodèles (tritons, salamandres).

Pour le suivi des reptiles, la technique sera toute autre : il s’agira de placer des plaques de tôles le long de transect (un transect est une ligne droite disposée sur le site d’étude de manière à ce que chaque habitat soit représenté, le long de laquelle seront disposés les points de relevés). Pour chaque unité de gestion, 2 transects seront localisés, sur lesquels seront réparties 5 plaques. Les reptiles seront attirés par les plaques pour leurs propriétés thermiques ou pour leur servir d’abri. Les transects seront parcourus régulièrement. Toutes les espèces observées sur les plaques, ou pendant les cheminements entre les plaques seront notées et déterminées. Une photo des plaques sera prise à chaque relevé.

4. Suivi des odonates

Les odonates (libellules et demoiselles) sont de bons indicateurs de la qualité du milieu. Il sera très difficile de faire un suivi de toute l’entomofaune sur les territoires du SICGEBLN, le choix s’est donc porté sur ce groupe. Le suivi sera effectué sur les aménagements du SICGEBLN. Il consistera à déterminer des placettes d’environ 20m de long en bordure de plan d’eau et de relever tout contact visuel avec des odonates sur une largeur de 5m (2,50 m de part et d’autre du cheminement). Les espèces seront déterminées sur le terrain. Deux passages seront réalisés entre mai et septembre, il faudra respecter le même temps de prospection pour les deux passages sur chaque placette. La météo devra être favorable, et toutes les exuvies seront récoltées pour détermination au laboratoire.

 

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Contacts de la Basse Loire : Denis Dabo, Eric Guédès, Elodie Blandin